LES PROPOSITIONS DE L'ASSOCIATION

Association du Puech des Mourgues

Etre force de proposition

La politique DFC I(Défense de la Forêt Contre l'Incendie) est définie sur la base d’un Plan départemental de protection des forêts contre l’incendie (PDPFCI) qui a été élaboré par la Préfecture de l’Hérault et la DDAF 34 en 2005 et révisé en 2012. Le Plan Massif Pic Saint Loup décline la politique DFCI localement. L'élaboration du plan Massif est en cours (CCGPSL). Notre association considère qu'il n'est pas inéluctable d'avoir un incendie majeur sur le Puech des Mourgues tous les 20 ans. Une politique active de prévention peut exister, s'appuyant sur le maintien de l'état ouvert des garrigues environnantes (un des objectifs de la zone NATURA2000) et sur une politique de coupure de combustible efficace sur le long terme.

 

Piste 1 :

Agir sur tous les leviers pour mener à terme la réhabilitation des terrains incendiés. Une étude réalisée en 2011 prévoit des interventions destinées à réduire l’impact paysager de l’incendie et à réhabiliter le site. Les travaux sont encore à réaliser. La maîtrise d'ouvrage semble être problématique et le PDPFCI suggère que ces travaux soient supervisés par les communautés de commune. Les moyens à disposition ne sont pas toujours utilisés : "Cependant, à la connaissance des services de l’État, les zones incendiées ne font quasiment jamais l’objet d’opération de restauration. La mesure 226A du PDRH (aide à la reconstitution du potentiel forestier) n’a jamais été mise en oeuvre sur le département. En l’absence d’intervention, on peut donc prévoir que ces zones laissées à l’évolution naturelle, sont progressivement recolonisées par de la garrigue dans les zones à chêne kermès, puis par de la forêt, le plus souvent de la pinède. Des espaces très sensibles aux incendies se reforment donc naturellement" (PDPFCI, page 52). La réhabilitation ne saurait se faire aveuglément et les effets de la suppression totale des troncs calcinés sont plus négatifs en eux-mêmes que le feu sur l'avifaune. Il convient de procéder à la limitation de l'impact paysager et à la sécurisation des parcours (chemins, routes) tout en évitant d'aggraver les effets de l'incendie par un nettoyage drastique et sans nuance.

Concernant le financement de ce nettoyage, il semble évident qu'une politique active de prévention des incendies majeurs faciliterait probablement la collecte de fonds.

 

Piste 2 :

Participer activement à la rédaction du plan de Massif Pic Saint Loup et mener une analyse à l'échelle de la communauté de commune. Rédigé en 2006 par l'ONF, les préconisations du plan massif se sont traduites par la création d'une coupure de combustible (coupe-feu) de 17ha, pris en charge par la commune. Ce coupe-feu, parcourant les contreforts sud du Puech des Mourgues n'était cependant pas d'une largeur suffisante pour arrêter les flammes. Il a néanmoins permis de limiter la propagation de l'incendie par les houppiers. Il est important que la commune participe activement à la rédaction du nouveau plan de massif pour envisager des mesures de prévention efficaces et cohérentes avec l'action des communes avoisinantes. La rédaction du Plan Massif Protection des Forêts a débuté en 2013, soutenue par la DDTM.

 

Piste 3 :

S'assurer de la réalisation des coupures de combustibles prévues au PDPFCI et au plan massif. Les documents de 2005 et 2006 prévoyaient une coupure entre Buzignargues et Saint-Bauzille et la création d'une coupure MON4 sur les crêtes des pistes DFCI MOE0028 (Pas du Capelan) et MOE0077 (?, la MOE0027 peut-être). La réalisation d'une coupure au nord du Puech doit être envisagée avec les acteurs de la protection de la faune et de la flore et en particulier le CEN-LR (Conservatoire des Espaces Naturels Languedoc Roussillon), en charge du PNA Aigle de Bonelli (PNAAB, Plan National d'Action). Profiter de l'absence de végétation arborée suite à l'incendie serait judicieux ("Il serait cependant intéressant de profiter de l’existence de zones incendiées pour « couper » les couloirs de feux, en maîtrisant l’évolution de la végétation. Ces actions devront être prévues dans les plans de massif" (PDPFCI, page 52).

 

Piste 4 :

Assurer l'entretien des coupures de combustibles. Des propositions adaptées ont été faites dès 2011 pour assurer l'entretien des coupures : pacage de troupeaux (des bergers et des lieux pour accueillir les bêtes la nuit ont été identifiés/proposés), réhabilitation des murets, plantations (vignes, oliviers). Après accord des propriétaires, ces mesures permettraient d'entretenir les coupe-feux qui doivent être nettoyés chaque année pour être efficaces. Sur conseil d'un bureau d'étude environnementaliste, l'élargissement du coupe-feu des contreforts sud (la largeur minimale préconisée pour un coupe-feu est de 300m), en tirant avantage de l'absence actuelle de végétation arborée suite à l'incendie), l'entretien d'un coupe feu nord maintiendraient un espace ouvert.. Les modalités spécifiques d'entretien de ces zones pourraient être mises en place en concertation avec les acteurs de la protection de la faune et de la flore, de sorte que la richesse écologique du Puech des Mourgues soit conservée tout en assurant sa protection vis-à-vis des incendies, qui n'éclosent pas sur le site.

 

Piste 5 :

Rédiger un PPRIF pour la commune.

En l'absence de disposition spécifique ambitieuse dans le PLU, un PPRIF (Plan de Prévention du Risque Incendie de Forêt) doit être envisagé.

La commune n'a pas de PPRIF, alors que des communes de tailles identiques et situées dans des zones d'aléa incendie équivalent ou moins fort en disposent (Assas, Saint Vincent de Barbeyrargues, le Triadou).

 

Piste 6 :

Accompagner pour assurer un débroussaillement actif. Un accompagnement réel des habitants de la commune doit être effectué pour parvenir à un débroussaillement conforme aux dispositions législatives (article L.2213‐25 du code général des collectivités territoriales sur l'obligation pour un propriétaire de terrain non bati situé en zone d'urbanisation, arrêté préfectoral 2002.01.1932 sur l'utilisation du feu, arrêtés préfectoraux 2004-01-907 et 2005-01-539 relatifs aux obligations de débroussaillement). .Par ailleurs, une bande élargie de 50 à de 100m doit être imposée dans les zones à risque très important. Le PDPFCI (page 38) indique : "Les maires ne prennent pas véritablement le relais pour l’application de débroussaillement. Même dans certaines communes touchées par les grands incendies de 2010, le débroussaillement n’est pas davantage réalisé". La prévention incendie passe en partie par les actions de débroussaillement qui sont trop souvent vécues comme une contrainte. Une communication et sensibilisation efficace permettrait de mobiliser les habitants autour de l'enjeu de prévention du risque incendie. L'association du Puech des Mourgues organisera pour la période automne/hiver 2013/2014 des journées d'entraide au débroussaillement.

Patrimoine naturel

Missions

 

  • Oeuvrer à la protection du Puech des Mourgues (paysage et patrimoine naturel)
  • Mettre en valeur le site
  • Lutter contre le risque incendie
  • Réunir les habitants autour de la protection de leur cadre de vie